Regards sur la campagne avec Gilles FORET

Rencontre avec Gilles FORET, 6ème candidat effectif à la Chambre pour Liège.

1. La politique, tu y es tombé dedans comment ? J’y suis tombé quand j’étais petit ! A la maison, j’entendais mon père parler de son action politique et nous avions des débats d’idées sur les préoccupations des citoyens. C’est ainsi que mon intérêt pour la politique est né. En 2000, je me suis présenté aux élections communales alors que j’étais toujours étudiant. Elu, j’ai débuté ma carrière politique à 22 ans, comme conseiller communal de la Ville de Liège, fonction que j’exerce toujours, depuis 10 ans déjà…

2. Entre quatre yeux, c’est facile d’être jeune en politique ? Non bien sûr. C’est d’abord un apprentissage constant. Je suis au maximum sur le terrain, au contact des citoyens pour me faire le relais de leurs préoccupations. Cela nécessite un travail de fond et beaucoup de temps. Au quotidien, je jongle entre mon métier (temps plein chargé de relations à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Liège-Verviers), mon engagement politique et ma vie de famille (marié et papa de Salomé, 9 mois). Ce n’est pas toujours évident mais je commence à me forger une belle expérience et je déborde d’énergie et d’enthousiasme !

3. Se présenter aux élections, c’est une première pour toi ? En 10 ans de carrière politique, il s’agit de ma 4ème campagne mais la première au fédéral. C’est évidemment un fameux challenge ! Ecouter et convaincre les citoyens de l’ensemble de la Province de Liège de croire en moi, leur faire part de mes propositions concrètes et tout cela en un temps record est un défi à part entière.

4. Faire confiance aux jeunes en politique, c’est (de plus en plus) rare ? Non, au MR comme ailleurs, il n’est plus rare de voir des jeunes en politique. Il est indéniable que les jeunes apportent un autre regard et de la fraîcheur dans les débats. Notre Président Didier Reynders, notre Vice-Présidente Kattrin Jadin ou le Ministre de la Coopération Charles Michel en sont la parfaite illustration au vu de leur parcours respectif. Cette année, la liste du MR pour Liège compte de nombreux jeunes candidats qui ont décidé d’unir leurs forces pour porter les messages et valeurs du Mouvement Réformateur. La Génération MR 2010 est prête !

5. On le sait, la campagne sera brève et intense. Sur quels thèmes vas-tu faire campagne ? Et pourquoi ? Et de quelle manière ? Mon premier défi, et pas des moindres, est de convaincre les gens d’aller aux urnes le 13 juin. Je suis au maximum sur le terrain pour dialoguer avec les citoyens. J’insiste sur mon état d’esprit, constructif et dynamique et ma vision à long terme de la société. Le thème qui fédère ma campagne est que le libéralisme est intrinsèquement social ! Voter pour le Mouvement Réformateur c’est garantir le respect de chaque individu. C’est fournir des emplois plutôt que de perpétuer l’assistanat, c’est permettre d’acquérir un logement plutôt que de rester locataire social, c’est assurer une pension digne plutôt que de rendre dépendant, c’est encourager l’esprit d’entreprise, c’est aider les personnes qui veulent travailler, employés, ouvriers et indépendants, ou qui le voudraient et celles qui étudient, c’est aussi développer un cadre de vie agréable et durable. Les questions environnementales font aussi partie de mes priorités ; elles doivent être au cœur de nos décisions structurelles.

6. Plusieurs sondages prédisent un taux d’absentéisme important pour ces élections ? La faute à qui ? Et surtout comment faire pour inciter les citoyens — et surtout les jeunes citoyens — à se rendre aux urnes ? Il est certain que la complexité institutionnelle, la faible lisibilité des responsabilités et les élections à répétition ne sont pas des éléments de nature à inciter les citoyens à aller voter. Je suis partisan d’un regroupement des élections européennes, fédérales et régionales, de la création d’une circonscription électorale fédérale et de la conclusion d’un bon compromis pour une Belgique du « bien vivre ensemble demain ». Cela permettrait déjà de concilier la majorité. Pour encourager les citoyens à aller aux urnes, j’insiste donc sur le fait que le Mouvement Réformateur a le sens des responsabilités et que l’on peut lui faire confiance pour défendre une réforme cohérente et équilibrée pour l’avenir de notre pays.

7. Sur quel adversaire n’as-tu pas envie de tomber nez à nez sur les marchés ? Démocrate, j’ai pour habitude de privilégier le dialogue en toutes circonstances et suis toujours prêt à confronter mon point de vue à d’autres avis divergents. Cela dit, je proscris les extrémismes et les personnes manquant de respect.

8. L’adversaire politique qui n’en sera pas un lors de cette campagne parce que c’est un ami ? J’ai connu Jean-Michel Javaux sur des terrains de foot (nous sommes d’ailleurs de fervents supporters du Standard !) alors qu’il n’avait pas encore les responsabilités politiques qui sont les siennes actuellement. Nous avons sympathisé et c’est toujours un plaisir de se rencontrer.

9. Tu le sais, les prochaines négociations seront institutionnelles ou ne seront pas. Ton secret pour régler BHV ? Ou plus largement, quelle Belgique rêves-tu dans les années à venir ? La question de BHV se règlera par le dialogue, le bon sens et la capacité à trouver une solution à long terme. La question, au-delà de BHV, doit-être « que voulons-nous, Flamands, Wallons et Bruxellois, encore faire ensemble ? » pour renforcer la plus-value « Belgique » et enfin consacrer tous nos efforts à la gestion des problèmes des gens ! Je rêve d’une Belgique unie, solidaire et offrant à chacun de ses citoyens des perspectives lui permettant de se réaliser, une Belgique capable de proposer des solutions aux problèmes socio-économiques, capable de valoriser l’effort et l’esprit d’entreprendre. Pour assurer l’avenir de notre pays, nous devons trouver un compromis et faire de nos différences communautaires une force… J’y crois !

10. Devant ta glace, ça t’est déjà arrivé de t’imaginer à la Chambre des Représentants ? Ton action, elle pourrait se résumer à quoi ? A partir du moment où on a la chance d’être candidat aux élections, il faut y aller avec une motivation sans faille et en étant persuadé que l’on peut y arriver. Mon engagement irait dans le même sens que celui que j’exerce déjà depuis 10 ans comme conseiller communal à Liège sauf qu’ici, je pourrai défendre les intérêts des citoyens de l’ensemble de mon pays.

Source : Piccolo : Regards sur la campagne avec Gilles FORET